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La crise économique mondiale et les révoltes qu’elle génère chez les peuples affamés soulignent la perte de légitimité du système capitaliste et des dirigeants politiques. Et relancent la piste de la stratégie des contre-pouvoirs. Cette piste libertaire s’oppose vigoureusement à celle d’une prise de pouvoir par un parti prétendant « changer la société » en se substituant à l’action autonome des classes laborieuses. Mais la stratégie des contrepouvoirs se démarque aussi d’une vision romantique de la révolution, qui se limiterait à un moment où tout basculerait et où tout se réaliserait. Elle affirme que si les travailleuses et les travailleurs ne construisent pas dès maintenant, dans leurs luttes, des embryons de la
société future, la réalisation du socialisme au lendemain d’une hypothétique révolution sera d’autant plus problématique.
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