Samedi 17 janvier au soir, après 21 jours de guerre et seulement quelques heures
avant que le Cabinet israélien pour la Sécurité Nationale vote un « cessez le feu
unilatéral » à Gaza, tout en maintenant la présence militaire de l’Armée
israélienne dans la Bande, environ 300 personnes ont marché de Tel Aviv à Jaffa,
en opposition à l’opération Plomb Durci.
Des milliers de manifestants ont marché à Jaffa contre la guerre.

Samedi 17 janvier au soir, après 21 jours de guerre et seulement quelques heures
avant que le Cabinet israélien pour la Sécurité Nationale vote un « cessez le feu
unilatéral » à Gaza, tout en maintenant la présence militaire de l’Armée
israélienne dans la Bande, environ 300 personnes ont marché de Tel Aviv à Jaffa,
en opposition à l’opération Plomb Durci.
Les manifestants, israéliens et palestiniens, se sont rassemblés après le coucher
du soleil au parc Charles Clore, sur l’esplanade de Tel Aviv, et se sont mis en
route vers Jaffa dans une marche vivante, fougueuse, bruyante. Sous une pluie
sporadique, ils ont rejoint le parc Gan Hashnaim, situé dans la rue Yefet, dans le
quartier palestinien. Là ils ont observé une minute de silence en mémoire des
victimes de cette guerre.
La marche, organisée par une coalition de différents groupes avec la coordination
et le soutien des représentants des citoyens palestiniens d’Israël, comportait
différents groupes de marcheurs, dont un important contingent anarchiste « rose et
noir », complété par un bruyant groupe de percussion radical. Une centaine
d’Anarchistes marchaient derrière une grande banderole avec le mot « Liberté », et
ils ont été rapidement rejoints par de nombreux manifestants palestiniens, lançant
des slogans alternativement en hébreux et en arabe. En plus du message unifiant de
la marche, qui était l’appel à la fin de l’offensive militaire, du siège de Gaza et
des assassinats des deux côtés, les banderoles et les slogans du bloc anarchiste
n’ont pas hésité à désigné l’idéologie sioniste comme la cause de l’agression
militaire israélienne.

Bravant les voyous que sont les officiers de police des unités de patrouille spéciale de Tel Aviv, qui surveillaient de près la manifestation (beaucoup
portaient d’ailleurs des cagoules), mais aussi les mesures générales de répression
contre tous les contestataires (selon la police, au moins 763 manifestants, la
plupart d’entre eux des Palestiniens israéliens, ont été arrêtés depuis le début de
la guerre), des Juifs et des Palestiniens israéliens ensemble ont démontré une
fois de plus qu’ils ne resteront pas silencieux devant l’oppression du peuple
palestinien par l’Etat d’Israël, que ce soit par le siège, des raids aériens, des
murs d’apartheid, une occupation militaire ou des massacres délibérés, que ce soit
à Gaza ou ailleurs.
http://awalls.org/
RAPPEL : La répression contre les ACM s’est intensifié avec l’opération Plomb
Durci. En effet, en décembre dernier, la police israélienne a exhumé de ses placards
des plaintes contre les ACM, certaines vieilles de plus de deux ans ! Les charges
portent sur des délits qui auraient été commis non seulement lors d’actions de
protestation contre l’occupation ou contre l’attaque de l’Etat israélien sur le Sud
Liban en 2006, mais aussi à l’occasion de la Journée internationale des droits de
la femme ainsi que lors du Premier mai. D’une certaine façon, le pouvoir met bien
en évidence la connection entre les différentes formes d’oppression et la lutte
contre elles.
Les dons peuvent être faits directement sur le site internet des compagnons :
http://awalls.org/donations
Ou bien par chèque à l’ordre de CNT-AIT (indiquer « solidarité ACM » au dos)
à envoyer à CNT AIT 108 rue Damrémont 75018 PARIS.