Le 8 juin, quatre partis ultranationalistes russes se sont alliés pour promouvoir leurs idées, présenter des candidats communs aux élections et lutter contre une prétendue « russophobie ».
Le 5 juin, le ministère russe de l’Intérieur annonçait avoir commencé à examiner les activités du mouvement antifasciste en Russie. (Lire : « Russie - Les antifascistes sous l’oeil du ministère de l’Intérieur »). Quelques jours plus tard, le 8 juin, quatre formations ultranationalistes russes se sont alliées pour promouvoir leurs idées, présenter des candidats communs aux élections et lutter contre une prétendue « russophobie ». La décision a été prises par une centaine de délégués du « Mouvement contre l’immigration illégale » (DPNI), de la formation « La grande Russie », du « Mouvement social russe » et du parti « Le Peuple », réunis dans le nord-est de Moscou.
« Le Monde » rappelle que si aucun de ces quatre partis n’existe légalement - ce qui compliquera fort heureusement la présentation de candidats communs aux élections -, certains de ces ultranationalistes occupent déjà des postes importants. « La grande Russie », créée en 2007, a essayé deux fois sans succès de recevoir un statut légal mais son fondateur Dmitri Rogozine n’en est pas moins l’actuel représentant de la Russie à l’OTAN. Et ses représentants siègent à des postes-clés ; ainsi son chef, Andreï Saveliev, est député à la Douma.
Le climat devient décidément fort lourd pour les antifascistes et les « étrangers » présents en Russie.
Source : « Le Monde » du 10/06/08