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Article publié le 23 octobre 2005.

« A voix autre » a pour objectif de réfléchir aux idées libertaires et de proposer des activités pour les faire avancer dans notre société.

« A voix autre » existe sous la forme d’un site internet mais aussi sous celle d’un trimestriel diffusé gratuitement à 3.000 exemplaires.

Nous pensons que ce n’est qu’en essayant de susciter un esprit critique de la part des individus que l’on pourra, par la suite, élaborer un autre projet de société.


« A voix autre » fonde son travail sur le libre examen. Ce principe implique le refus de tout argument d’autorité, notamment en matière scientifique, philosophique ou politique ; il implique également la mise en question permanente des idées reçues, la réflexion critique ainsi que la recherche active de l’émancipation de l’Homme à l’égard de toute forme de conditionnement, d’assujettissement, de discrimination.

« A voix autre » souhaite par conséquent soumettre ses points de vue à l’analyse objective des faits, loin de tout dogme. Ses prises de position se veulent critiques, y compris par rapport aux idées politiques qui l’influencent.

Nous pensons qu’une future société, plus libre et plus juste, devra s’appuyer sur des expériences antérieures de fonctionnement non-autoritaire. Pour cela, nous considérons comme essentiel d’agir, dès aujourd’hui et dans tous les domaines de nos vies (sur nos lieux de travail, dans nos quartiers, etc.), de manière autogestionnaire et égalitaire, ce qui passe notamment par la pratique des assemblées générales, par l’usage de mandats impératifs et révocables et par la rotation des tâches.

Les socialistes libertaires veulent construire une société libre
- sans classe sociale et autogérée ;
- sans patrie ni frontières ;
- sans discrimination qu’elle soit liée au sexe, à l’orgine géographique, à l’âge ou autre,

avec notamment comme objectifs :
- l’émancipation des individus ;
- la liberté d’expression et de circulation ;
- l’éducation libertaire et permanente dans tous les domaines de la science, de l’industrie et des arts ;
- l’égalité sociale et économique ;
- l’abolition du salariat ;
- la possession collective ou individuelle des moyens de production et de distribution (excluant toute possibilité d’exploiter le travail d’autrui) ;
- l’organisation sociale sur la base de la libre fédération des producteurs et des consommateurs ;
- la démocratie directe.

Dans le cadre d’une société libertaire, il s’agit d’autogérer les affaires au profit de la collectivité toute entière.

Anticapitalisme, autogestion

Ni le libéralisme, ni la social-démocratie, ni le communisme autoritaire n’ont apporté l’émancipation, la liberté, la justice, la dignité, auxquelles toutes et tous ont droit.

Dans le capitalisme « mondialisé », les critères et les lois cyniques du marché ont gagné tous les points du globe et s’imposent à tous les aspects de nos vies. Néanmoins, on perçoit les signes d’une contestation latente. Le réveil des mouvements sociaux, l’affirmation des contre-pouvoirs, la mondialisation des luttes, constituent le seul espoir de changer le monde. Il reste à inventer un nouveau projet de transformation de la société, qui soit à la fois une nouvelle façon pour les travailleuses et travailleurs d’agir dès maintenant sur le cours des choses, et le projet d’une société différente en rupture avec le capitalisme et ses institutions.

Socialisme ?

Le socialisme libertaire est aux antipodes du « socialisme » étatique de Lénine, Staline ou Trotski. En URSS, l’étatisation des moyens de production a généré un capitalisme d’Etat opprimant les travailleuses et les travailleurs tout autant que le capitalisme privé. Le socialisme repose sur l’autogestion, comme l’ont montré les expériences libertaires en Ukraine en 1917-21, et en Espagne 1936-39, avant leur destruction par les bolcheviks ou les fascistes.

Libertaire ?

Le socialisme libertaire promeut les organisations sociales qui permettent le partage des débats libres et des prises de décisions collectives. L’émancipation intellectuelle et sociale repose entre autre sur la connaissance et la maîtrise de nos conditions de vie. Un pouvoir populaire correspond à une décentralisation poussée des décisions, un contrôle par la base des instances de centralisation, et une démocratie autogestionnaire.

Comment ?

Nous proposons une « stratégie des contre-pouvoirs » dès aujourd’hui praticable, et susceptible d’ouvrir la voie à des ruptures ultérieures. L’action directe (autrement dit sans intermédiaire) du mouvement social, en totale indépendance du patronat, de l’Etat et des partis politiciens, semble seule à même de changer la société. Les gouvernements, si même ils voulaient enrayer la logique des intérêts capitalistes, sont impuissants à le faire.

Fédérer et autogérer les luttes sociales

- Pour un syndicalisme révolutionnaire : Les militants libertaires défendent des pratiques de base et un syndicalisme de combat, solidaire, non corporatiste, ayant pour finalité la transformation de la société. Les libertaires soutiennent un syndicalisme animé par des revendications immédiates (augmentation des salaires et amélioration des conditions de travail...) mais aussi par des revendications à plus long terme (autogestion des entreprises, partage du temps de travail et des richesses...).

- Pour l’autogestion des luttes : Dans les entreprises et avec les chômeurs, dans les quartiers, dans les universités, chaque lutte peut faire avancer la démocratie autogestionnaire : AG représentatives et souveraines, coordination des luttes sous le mandat impératif de la base...

- Pour la mondialisation des luttes : A l’heure du capitalisme mondialisé, nous refusons les replis nationalistes. Pour combattre les inégalités et l’insécurité sociale que la « mondialisation » accélère, l’avenir est pour nous à la solidarité et à la coordination internationale des luttes.

- Pour l’antifascisme : Le danger fasciste est toujours là et les idées de l’extrême droite progressent dans la classe politique. Les libertaires poursuivent leur combat antifasciste, tout en affirmant qu’une des clefs réside dans l’éducation et une autre dans un essor du mouvement social.

- Pour en finir avec le chômage et la précarité : Le chômage, la pauvreté, la misère ne résultent pas d’une crise de la production de richesse mais d’une crise de la répartition du travail et des richesses produites. L’Occident n’a jamais été aussi riche. Les dirigeants des grands groupes accaparent des dividendes imposants chaque année. Pour éradiquer, le chômage et la misère, pour assurer à toutes et tous un revenu et le droit à un emploi, une redistribution massive des richesses et du travail s’impose.

- Pour les services publics : Les libéraux remettent en cause ce qui s’est imposé, le plus souvent sous la pression du mouvement social, à l’Etat et au droit : égalité devant les services publics, protection des travailleurs, redistribution même partielle des richesses. Ce que les libertaires critiquent dans l’Etat, c’est au contraire ce qui sert les intérêts des classes dirigeantes en étouffant la liberté et en dépossédant les citoyens de tout pouvoir réel. Anticapitalistes, nous nous opposons aux libéraux sur la question de l’Etat. Si nous défendons les services publics et tout ce qui concourt à la solidarité, nous critiquons l’Etat en tant qu’institution répressive et de contrôle social.

- Pour un front social de l’égalité : L’alternance de la droite et de la gauche ne change rien à la situation des classes populaires. Nous récusons le mythe d’un parti de gauche « vraiment à gauche » qui changerait la société. Les partis au pouvoir ne font que gérer le capitalisme et réprimer les mouvements sociaux. A la gauche gouvernementale s’oppose une « gauche de la rue », celle des associations de lutte et des syndicats combatifs. C’est cette « gauche de la rue » qu’il faut fédérer pour construire l’alternative.

- Pour l’égalité totale entre les femmes et les hommes : L’oppression pèse toujours sur les femmes, premières frappées par l’inégalité salariale le chômage et la précarisation des emplois, et cibles des violences sexistes. Pas de combat pour la liberté, pas de mouvement social sans lutte pour l’autonomie des femmes !

- Pour une écologie active : Risques nucléaires, manipulations génétiques, marchandisation de l’humain, « malbouffe », marées noires : les conséquences du capitalisme sont terrifiantes. Nous défendons une écologie active, résolument anticapitaliste et s’appuyant sur des mobilisations de masse. Nous défendons également les projets de cultures biologiques respectueux de la qualité de l’environnement et de la qualité des aliments.

- Pour la liberté de circulation et d’installation : La fermeture des frontières a plongé les migrants dans la clandestinité. Rétablir la liberté de circulation est la seule solution au drame quotidien que vivent les travailleuses et travailleurs sans-papiers. Solidaires, opposés aux expulsions, nous défendons le projet d’un monde sans frontière où chaque personne, sans discrimination, pourra vivre où elle le choisit. Nous sommes pour le droit de vote des immigrés.

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