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Accueil du site > A VOIX AUTRE > A Voix Autre n°14 - Printemps 2008
Article publié le 27 avril 2008.



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Des bras, des plumes et quelques kopecks


EDITO
La crise économique mondiale et les révoltes qu’elle génère chez les peuples affamés soulignent la perte de légitimité du système capitaliste et des dirigeants politiques. Et relancent la piste de la stratégie des contre-pouvoirs. Cette piste libertaire s’oppose vigoureusement à celle d’une prise de pouvoir par un parti prétendant « changer la société » en se substituant à l’action autonome des classes laborieuses. Mais la stratégie des contrepouvoirs se démarque aussi d’une vision romantique de la révolution, qui se limiterait à un moment où tout basculerait et où tout se réaliserait. Elle affirme que si les travailleuses et les travailleurs ne construisent pas dès maintenant, dans leurs luttes, des embryons de la société future, la réalisation du socialisme au lendemain d’une hypothétique révolution sera d’autant plus problématique.

Pour développer des contre-pouvoirs, il faut s’affranchir de deux écueils. Primo, en laissant les associations et les syndicats, chacun sur son « créneau », défendre de façon parcellaire des revendications catégorielles, les classes sociales dominées se condamnent à des luttes défensives qui jamais ne changent fondamentalement leur situation. Secundo, en se liant à un parti politique quel qu’il soit, le mouvement social est paralysé dès lors que celui-ci parvient au pouvoir. Et avec lui, c’est l’ensemble des classes dominées qui est paralysé. La stratégie de contre-pouvoir préserve l’indépendance de classe quelle que soit la couleur et la nature du gouvernement.

Construire des contre-pouvoirs au sein du capitalisme, c’est certes imposer, par les luttes collectives, un rapport de force favorable aux classes dominées. Mais c’est aussi organiser de larges secteurs des classes dominées au sein d’associations et/ou de syndicats autogérés et porteurs d’un projet de transformation sociale. Cette logique permet d’une part de donner un sens politique aux luttes quotidiennes, et d’autre part de reconstruire un rapport de force favorable. Elle favorise l’éclosion de multiples expérimentations alternatives, économiques, culturelles, sociales, la constitution de comités de quartiers capables d’esquisser une autre gestion politique à la base de la société… Cette stratégie permet aux classes dominées de se réapproprier leur propre identité de classe, leurs propres aspirations, leur propre culture.

Notre émancipation intellectuelle et sociale est d’autant plus grande que notre connaissance et la maîtrise de nos conditions de vie augmentent. Les contre-pouvoirs d’aujourd’hui préparent une société émancipée, en favorisant une décentralisation poussée des décisions, un contrôle par la base des instances de centralisation et une démocratie autogestionnaire. En se généralisant, les contre-pouvoirs acquièrent une forte légitimité au sein de la société.

Quant à nous, « A Contre-Courant » et « A Voix Autre », nous avons décidé de nous associer, afin de vous présenter une analyse différente de l’actualité.

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