Le Parlement européen a annoncé mercredi la dissolution de son groupe d’extrême droite, dix mois seulement après sa création, à la suite d’une querelle italo-roumaine en son sein au sujet des Roms.
Le Parlement européen a annoncé mercredi la dissolution de son groupe d’extrême droite, dix mois seulement après sa création, à la suite d’une querelle italo-roumaine en son sein au sujet des Roms. Les cinq eurodéputés roumains du Parti de la Grande Roumanie, qui en faisaient partie, ont tous notifié au Parlement leur retrait du groupe Identité, Tradition et Souveraineté (ITS), dirigé par Bruno Gollnisch, élu du mouvement français Front national. (Lire : « L’extrême droite au Parlement européen proche de l’implosion »)
Après ce départ, ITS ne comprend plus que 18 membres, alors qu’il en faut au moins 20 pour pouvoir constituer un groupe parlementaire, donnant droit notamment à des moyens supplémentaires et des temps de parole plus importants lors des sessions.
« Le Parlement européen prend acte du fait que le groupe ITS ne remplit plus les conditions. Ce groupe est donc dissous » avec effet immédiat, a annoncé le président de séance du Parlement, le Britannique Edward McMillan-Scott, aux élus réunis en session plénière.
Les cinq élus partant du Parti de la Grande Roumanie ont claqué la porte du groupe ITS pour protester contre des propos jugés insultants à l’égard des Roumains de l’eurodéputé italienne Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce, inscrite également dans le groupe d’extrême droite.
Cette dernière a accusé les Roumains d’avoir « fait de la délinquance un mode de vie » après l’émoi suscité récemment en Italie par le meurtre d’une Italienne attribué à un jeune immigré roumain d’origine rom.
Source : « La Libre » du 14/11/07