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Accueil du site > A VOIX AUTRE > AVA 11 Printemps 2007
Article publié le 13 mai 2007.



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Des bras, des plumes et quelques kopecks


EDITO

Le combat est dans la rue, pas dans les urnes !

On a assisté depuis plusieurs semaines à des joutes verbales médiatisées, souvent plus centrées sur les questions de forme que sur les questions de fond : histoire de faire oublier qu’aucun des tribuns ne compte réellement changer quelque chose au désordre capitaliste en place. Devant la mascarade électorale, chacun fera ce qui lui semble bon, juste ou nécessaire. Quelques-uns hésiteront.

Comment ne pas être émerveillé par le discours plein de bon sens de tous ceux qui ne « font de la politique » que toutes les plombes en allant bourrer les urnes et qui nous répèteront « Va voter si tu ne veux pas qu’on décide à ta place » ; alors que c’est dans la rue, dans les associations, par la lutte, que nous pouvons gagner des avancées sociales, pas par les urnes.

Quel que soient les candidats élus, quel que soit le résultat du scrutin, il nous faudra lutter pied à pied, ne serait-ce que pour conserver les acquis que nos prédécesseurs ont obtenus par leur combat, à travers leurs organisations de classe. Ce n’est pas parce que la gauche, fut-elle populaire, arrive au pouvoir, que les réalités économiques du monde où nous évoluons changeront. Le gouvernement (de gauche ou de droite) voudrait-il s’opposer aux licenciements qu’il ne le pourrait pas : la perte de 1400 emplois chez Opel-Anvers vient cruellement rappeler l’impuissance des élus. Le capitalisme n’est pas soluble dans les urnes… La déclinaison nationale des élections n’est d’ailleurs qu’une vision étriquée de la réalité capitaliste des délocalisations, des transferts de capitaux, des licenciements, du chômage et de la précarité. C’est évident, nos frontières ne sont pas celles des patrons… Il est urgent de renforcer concrètement l’entente internationale des travailleurs.

En tant que libertaires, nous refusons le principe même de la délégation de pouvoir : chacun doit avoir la possibilité de participer à la gestion de ce qui le concer- ne. Quand, dans nos organisations, nous mandatons quelqu’un, nous ne lui déléguons pas notre pouvoir, mais au contraire nous lui donnons mandat impératif de porter la volonté et les idées dont nous avons débattu ensemble. Nos mandatés sont révocables à tout moment, contrairement aux élus du pays. Ce que nous proposons, c’est le libre fédéralisme. Ensemble, et sans avant-garde « éclairée », nous avons la capacité de prendre nos affaires en main, d’abolir le capitalisme et toutes les formes d’oppression.

Ce que nous proposons, c’est l’égalité économique et sociale, que le monde change de base, et que l’individu, qui aujourd’hui n’est rien, devienne tout. Nous travaillons dans nos boulots et dans nos associations à la mise en oeuvre d’une autre société qui émergera en son heure par la lutte et par la grève générale autogestionnaire. Les libertaires préfèrent la gestion directe de leurs affaires, de leur lutte et mènent un combat pour un autre futur, une autre société, fédéraliste, collectiviste et libertaire. Ils défendent vigoureusement les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité et n’en font pas qu’un apparat de fronton. Et ils oeuvrent à l’intérêt commun contre celui d’un seul ou de quelques-uns, fidèles à l’adage humaniste :

« Réfléchis et travaille : rapporte tout à l’utilité de tes frères, c’est travailler pour toi-même. »

En écho aux écrits d’Isaac Puente, qui ont servi de fil rouge à la transformation sociale dans l’Espagne libertaire de 1936, nous disons qu’« à l’action politique, manipulatrice et trompeuse, nous opposons l’action directe, qui n’est rien d’autre que la réalisation immédiate de l’idéal imaginé, en l’ayant rendu tangible et réel, et non une fiction écrite et insaisissable ou une promesse lointaine. C’est la mise en pratique d’une décision collective par la collectivité elle-même, sans la laisser entre les mains d’un messie ni la confier à aucun intermédiaire. » Le programme libertaire, celui de l’autogestion, ce n’est pas plus une promesse électorale que le ciel promis pour un avenir indéterminé. C’est une piste pour l’action, ici et maintenant.

Avec ou sans bulletin, le futur nous appartient

BREVES PUBLIEES DANS CE NUMERO

* Terrains à vendre sur la lune
* Le marché pète à la figure
* Marche ou grève

ARTICLES PUBLIES DANS CE NUMERO

* Israël-Palestine : L’action directe pour la paix et les Anarchistes contre le Mur
* Hold-Up à la Poste : 277 bureaux visés
* Opel-Anvers : 1400 emplois au bord de la route
* Les insecticides Gaucho et Régent ? Bzzut !

LIVRES PRESENTES DANS CE NUMERO


Dartiguenave - Les bagnes d’enfants


Kempf - Comment les riches détruisent la planète


London - Le Mexicain


Sale - La révolte des luddites


Vilette - Précis d’anti-électoralisme

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