Samedi 2 décembre, de 15.000 à 25.0000 manifestants ont défilé dans le centre de Bruxelles pour soutenir les travailleurs de VW Forest dont l’usine va subir une lourde restructuration.
3000... Les chiffres continuent à sortir dans la presse au sujet du nombre d’emplois éventuellement sauvables si l’Audi A1 était effectivement montée en 2009 sur le site de VW Forest. 2.200 personnes resteraient donc sur le carreau au lieu des 4.000 annoncées au départ. Ca n’en reste pas moins une catastrophe sociale. D’autant qu’une partie de ces rescapés ne seront pas employés directement par VW : il s’agit soit de travailleurs sous-traitants soit d’anciens travailleurs embauchés chez des sociétés sous-traitantes. Dans les deux cas de figure, c’est une nouvelle fois tout bénéfice pour VW...
Cette promesse « rassurante » de sauvetage de 3.000 jobs suffit-elle à expliquer la faible participation à la manifestation de solidarité qui s’est déroulée ce samedi 2 décembre ?
De 15.000 à 25.000 personnes ont participé à la manifestation. Des chiffres annoncés respectivement par les forces de l’ordre et les syndicats. C’est peu au regard des manifs de 1997 : la fermeture de Clabecq avait jeté 50.000 manifestants dans les rues et celle de Renault-Vilvorde quelque 70.000... C’est également peu si l’on se base sur le nombre de gens concernés : en totalisant les 5.200 travailleurs de VW et (au bas mot) les 8.000 sous-traitants, on avoisine déjà le nombre de manifestants comptés par la police.
C’est peu mais bien assez pour que les patrons de Volkswagen et que le gouvernement comprennent que les travailleurs entendent réagir : toutes les grandes entreprises du pays ont envoyé des délégations, de Ford à Volvo, de Caterpillar aux dockers. Des syndicalistes allemands d’IG Metall étaient présents ainsi que des français de la CGT. Tout comme des camarades anglais, portuguais, espagnols, italiens...
« La bataille ne fait que commencer », a d’ailleurs indiqué Anne Demelenne, Secrétaire Générale de la FGTB face aux militants avant de marteler : « Cette bataille, c’est une bataille pour l’emploi. Avant de parler de plan social, de primes de départ, de cellules de reconversion, de chômage nous voulons parler emploi. Il faut sauver un maximum d’emplois ».
Sources :
Le Soir des 2 et 3 décembre
La Libre du 3 décembre
Sources :
Le Soir des 2 et 3 décembre
La Libre du 3 décembre

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